Les
dignostics et traitements des maladies microcirculatoires
Les
pathologies de ces capillaires entraînent des troubles cutanés
souvent visibles, appelés troubles vasomoteurs gênants
et quelque fois douloureux;
Ils
peuvent être dus à des maladies générales.
Le
diagnostic en est souvent facile grâce à votre
interrogatoire et l'examen de vos membres et nécessite toujours
de faire pratiquer une capillaroscopie.
Pour
Jean François MERLEN : "La clinique est reine"
comportant évidemment un interrogatoire concernant les troubles
et un examen de votre peau.
L'étude
comparative de la couleur et de la température de la peau
et notamment celle des zones cutanées touchées.
La
couleur donne une idée de la circulation dans les capillaires
et les veinules.
La
température renseigne sur le flux des artérioles et
des veinules en fonction de la température ambiante et de
sa réponse en fonction de l'environnement.
Les
examens complémentaires :
Le
diagnostic nécessite souvent la pratique d'une capillaroscopie
(non pratiquée au cabinet) il s'agit d'un examen des capillaires
situés au niveau de la région du pourtour des ongles
de la main (appelé région péri unugéguinale
ou lunule des ongles) et renseigne sur l'aspect et le fonctionnement
des flux sanguins dans les capillaires, permet un diagnostic précis
et parfois de déceler certaine maladie avant l'apparition
de leurs autres symptômes (sclérodermie, dermatomyosie???).
Citons
aussi la biopsie pulpaire (de la pulpe des doigts) et la pléthysmographie
digitale, examen complémentaire plus rarement pratiquée.
Citon
aussi l'angiographie oculaire très utile pour détecter
les lésions microscopiques des capillaires voire de les traiter
(diabète).
A
côté des examens complémentaires spécifiques,
notons aussi l'importance des examens biologiques (recherche d'anticorps
antinucléaires).
En
fonction de votre cas, il peut être pratiqué un examen
Echo-Doppler à la recherche de lésions artérielles
ou de pathologie veineuse associée.
Les
traitements eux sont assez pauvres !
Les
syndromes de Raynaud peuvent bénéficier de traitements
vasodilatateurs classique ou
ainsi
que de mesures préventives, et essentiellement la protection
au froid et l'éviction ( si possible ) des autres causes
déclenchantes
Mais
il faut insister surtout sur l'intérêt d'un examen
clinique et de la capillaroscopie, voire de l'Echo-Doppler afin
d'éliminer d'autres pathologies et notamment une pathologie
artérielle associée et surtout une maladie inflammatoire
plus générale.
Docteur Christian MOUGEOLLE
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